Together in health: 1 abonnement Lucis acheté, le 2ᵉ à -50%
Découvrir l'offre
Offre limitée

-50% sur le 2ᵉ bilan

Du 15/09/26 au 01/10/26

Chute de cheveux 1/2: ce que votre corps essaie de vous dire
dermatologie

Chute de cheveux 1/2: ce que votre corps essaie de vous dire

Causes de la chute de cheveux, signaux d'alerte et biomarqueurs.

Anaïs16 avril 20268 min de lecture

Un peu plus de cheveux dans votre brosse, sur votre oreiller, ou dans la douche ? Il n'est pas toujours facile de savoir si cela est normal... ou s'il s'agit d'un vrai signal d'alerte.

Car oui, nous perdons tous des cheveux chaque jour. Une certaine chute quotidienne fait partie du cycle normal du cheveu. Le follicule pileux fonctionne par cycles : une phase de croissance, une phase de transition, puis une phase de repos avant la chute.

Mais lorsque la densité capillaire diminue visiblement, que la raie commence à s'élargir, que les tempes s'affinent ou que la chute devient inhabituelle et persistante, il ne s'agit plus simplement du cycle normal.

La chute de cheveux est souvent le reflet d'un terrain biologique, hormonal, nutritionnel ou inflammatoire sous-jacent qu'il faut comprendre.

Et surtout : ce n'est pas une fatalité. Plus la cause est identifiée tôt, plus il est possible d'agir efficacement.

Ce qui est normal... et ce qui mérite d'être investigué

FR_Newsletter Hair loss part 2

Ce qui reste dans la norme

  • Une chute légère et diffuse, sans zone clairsemée visible, sans changement notable par rapport à votre niveau habituel

  • Pas de changement brutal du volume ou de la densité sur quelques semaines

Les signes qui doivent nous amener à creuser

  • Une chute importante qui persiste

  • Une raie qui s'élargit

  • Une perte de densité au sommet du crâne

  • Un recul des tempes ou de la ligne frontale

  • Une chute brutale quelques semaines ou quelques mois après un stress, une maladie, un accouchement, une chirurgie ou un changement hormonal

  • Des cheveux qui deviennent plus fins, plus cassants, et moins denses qu'avant

Pourquoi perdez-vous vos cheveux ? Les principaux terrains à connaître

FR_Newsletter Hair loss part 2-1

La chute de cheveux est rarement causée par un seul facteur. Dans la vraie vie, plusieurs mécanismes se superposent souvent.

1. Carences ou apports insuffisants : quand le follicule manque de ressources

Le follicule pileux est un tissu très actif sur le plan métabolique. Pour maintenir sa phase de croissance, il a besoin d'énergie, de protéines, de fer et de plusieurs micronutriments.

Parmi les facteurs les plus souvent retrouvés dans les bilans :

  • Ferritine basse / carence en fer, parfois même sans anémie franche

  • Vitamine D basse

  • Zinc bas

  • Parfois B12 ou folates, selon le contexte alimentaire ou digestif

Ce que vous pouvez observer : une chute diffuse, des cheveux plus fins, plus ternes, moins de repousse, une perte globale de densité.

Biomarqueurs utiles : NFS, ferritine, fer, saturation de la transferrine, vitamine D, B12, folates, zinc.

2. Hormones : androgènes, œstrogènes et thyroïde

Le cheveu est très sensible à l'environnement hormonal.

Androgènes et DHT

Chez les hommes comme chez les femmes, certaines formes de chute sont liées à une miniaturisation progressive du follicule, classiquement sous influence androgénique. Chez la femme, cela se manifeste souvent par un élargissement de la raie centrale et une diminution de densité sur le dessus du crâne. Chez l'homme, le schéma est plus classique : tempes, vertex et ligne frontale.

Chez certaines femmes, ce schéma peut être favorisé par un excès d'androgènes, notamment dans le contexte du SOPK.

Œstrogènes

Les changements hormonaux féminins comptent aussi. Une baisse brutale des œstrogènes peut favoriser une chute accrue, notamment après un accouchement ou après l'arrêt d'un traitement contenant des œstrogènes. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles certaines femmes remarquent des changements au niveau de leurs cheveux pendant la périménopause et après la ménopause.

Thyroïde

La thyroïde joue un rôle important dans le fonctionnement normal du follicule. Une hypothyroïdie comme une hyperthyroïdie peuvent être associées à une chute diffuse. C'est un axe à ne pas négliger, surtout si la chute de cheveux s'accompagne d'autres signes comme de la fatigue, une sensation de froid, de la constipation, des palpitations, une perte ou une prise de poids, des irrégularités du cycle ou des changements cutanés.

Biomarqueurs utiles : TSH, T4 libre, T3 libre, anticorps thyroïdiens, testostérone totale et libre, SHBG, DHEA-S, et selon le contexte, estradiol.

3. Stress physiologique et effluvium télogène : le "choc" différé

C'est probablement l'un des mécanismes les plus fréquents lorsque la chute est soudaine, diffuse et spectaculaire.

Un stress majeur peut faire basculer un grand nombre de follicules en phase de repos. La conséquence n'est pas immédiate : la chute apparaît souvent 2 à 3 mois plus tard, parfois davantage.

Les déclencheurs fréquents incluent :

  • Infection ou fièvre

  • Chirurgie

  • Accouchement

  • Perte de poids rapide

  • Sous-alimentation

  • Stress émotionnel majeur

  • Surmenage physique ou mental

  • Certains médicaments

Ce que vous pouvez observer : une chute diffuse, souvent par poignées, alors que les cheveux semblaient auparavant normaux.

Cela peut être très déstabilisant, mais la bonne nouvelle est que ce type de chute est souvent réversible, à condition d'identifier le facteur déclenchant et de corriger le terrain sous-jacent.

4. Inflammation, santé métabolique et insuline

Le follicule n'existe pas de façon isolée. Il est influencé par le terrain global : inflammation de bas grade, insulinorésistance, excès d'androgènes et dysfonction métabolique.

Chez certaines femmes, surtout dans le contexte du SOPK ou de l'hyperandrogénie, l'insuline peut contribuer indirectement au problème en favorisant une augmentation de la production d'androgènes. Chez les hommes comme chez les femmes, une dysfonction métabolique peut aussi aggraver un terrain inflammatoire déjà défavorable au follicule.

La santé métabolique peut faire partie du tableau, surtout lorsqu'elle se superpose à des facteurs hormonaux ou inflammatoires.

Biomarqueurs utiles : glycémie à jeun, insuline à jeun, HbA1c, CRP ultrasensible.

5. Atteintes du cuir chevelu, formes auto-immunes et alopécies cicatricielles

Toutes les chutes de cheveux ne sont pas liées à des carences ou à un déséquilibre hormonal.

Certains cas nécessitent une évaluation dermatologique rapide :

  • Alopécie areata : plaques rondes ou ovales bien délimitées, souvent d'origine auto-immune

  • Alopécie frontale fibrosante : recul progressif de la ligne frontale, parfois avec perte des sourcils

  • Dermatite séborrhéique, psoriasis, infections fongiques : squames, démangeaisons, inflammation locale

Ces situations ne doivent pas être minimisées et nécessitent une consultation dermatologique.

L'âge et la génétique jouent aussi un rôle dans la santé capillaire. Ils influencent la sensibilité des follicules, la vitesse de miniaturisation et la probabilité de développer certaines formes de chute progressive, en particulier l'alopécie androgénétique. Mais là encore, prédisposition ne veut pas dire fatalité : identifier tôt le terrain sous-jacent permet souvent d'agir plus efficacement.

Perdre ses cheveux peut être très déstabilisant. Cela peut affecter l'image de soi, la confiance, et parfois même la vie sociale. Mais un point essentiel mérite d'être rappelé : la chute de cheveux est souvent un signal précoce. Autrement dit : plus la cause est identifiée tôt, plus il existe de leviers d'action.

Quels biomarqueurs peuvent aider à comprendre ce qu'il se passe ?

Chez Lucis, nous analysons plus de 100 biomarqueurs, dont plusieurs peuvent aider à clarifier une chute de cheveux selon le contexte :

  • Statut martial : ferritine, fer, saturation de la transferrine

  • Thyroïde : TSH, T4 libre, T3 libre, anticorps

  • Hormones : testostérone, SHBG, DHEA-S, et dans certains cas hormones féminines

  • Inflammation : CRP ultrasensible

  • Métabolisme : glucose, insuline, HbA1c

  • Micronutriments : vitamine D, B12, folates, zinc

L'objectif est de comprendre le terrain, afin d'agir avec plus de précision, de manière plus personnalisée, et d'éviter les solutions génériques.

Pour aller plus loin, écoutez notre épisode spécial sur la chute des cheveux sur le podcast Lucis

Avec Jonathan Encaoua, fondateur de Oma & Me (une marque spécialisée dans la santé capillaire), on décrypte les vraies causes de la chute des cheveux chez les hommes et les femmes, les idées reçues qu'on entend encore partout, et les actions concrètes à prendre AVANT qu'il ne soit trop tard.

Les informations contenues dans cet article sont fournies à des fins éducatives uniquement et ne constituent pas un avis médical. Elles ne remplacent pas une consultation avec un professionnel de santé qualifié. En cas de chute importante, brutale, localisée ou persistante, un avis médical ou dermatologique est recommandé.

Références

  1. Almohanna HM, Ahmed AA, Tsatalis JP, Tosti A. The Role of Vitamins and Minerals in Hair Loss: A Review. Dermatol Ther (Heidelb). 2019;9(1):51-70.

  2. Babadjouni A, Mesinkovska NA. Hair Loss in Menopause. Menopause. 2022;29(6):741-744.

  3. Fabbrocini G, Cantelli M, Masara A, et al. Female pattern hair loss: A clinical, pathophysiologic, and therapeutic review. Int J Womens Dermatol. 2018;4(4):203-211.

  4. Grymowicz M, Rudnicka E, Podfigurna A, et al. Hormonal Effects on Hair Follicles. Int J Mol Sci. 2020;21(15):5342.

  5. Harwood JM, Chakmakjian M, Kroumpouzos G. Female Pattern Hair Loss and Polycystic Ovary Syndrome: A Review. Skin Appendage Disord. 2023;9(1):1-7.

  6. National Institute on Aging. How Stress Causes Hair Loss. 2023.

  7. Peters EMJ, Muller Y, Snaga W, et al. Hair and stress: A pilgrimage through hair follicle neuroimmunology. Biochem Pharmacol. 2022;201:115073.

  8. Phillips TG, Slomiany WP, Allison R. Hair Loss: Common Causes and Treatment. Am Fam Physician. 2017;96(6):371-378.

  9. Rossi A, Bellisario M, Dario V, et al. Postpartum Telogen Effluvium: Literature Review and Clinical Study in a Cohort of Women. Int J Womens Health. 2024;16:175-186.

  10. Trost LB, Bergfeld WF, Calogeras E. The diagnosis and treatment of iron deficiency and its potential relationship to hair loss. J Am Acad Dermatol. 2006;54(5):824-844.

dermatologie16 avril 2026

Écrit par Anaïs

Plus d'insights, directement dans votre boîte mail.

Nouveaux articles sur les biomarqueurs, la performance et le bien-être. Sans bruit, juste du fond.